Quel salaire proposer à une baby-sitter ?

Comme dans tout contrat, le salaire d’une baby-sitter reste négociable, en fonction du trajet, du nombre d’enfants à garder ou encore des tâches annexes demandées comme le ménage par exemple. Cependant, il y a un certain nombre de choses à savoir avant de recruter.

Rappelons en premier lieu que le travail au noir est prohibé et dangereux. Déclarer votre employé(e) à domicile est non seulement obligatoire, mais cela est aussi et surtout plus sûr, car en cas d’accident, vous êtes assuré(e) d’être couvert(e). D’un autre côté, cela permet à la baby-sitter de cotiser pour sa retraite, et elle pourra ainsi justifier de bulletins de paie. A ce titre, et pour lutter contre la précarité des employé(e) à domicile, un décret a récemment été adopté ( dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) pour garantir le paiement des cotisations sociales (lire article sur la suppression du régime de cotisation au forfait). En contrepartie, les particuliers-employeurs se voient octroyés une déduction forfaitaire de 0,75 €/h.

Le salaire minimum légal

Si le tarif horaire d’une baby-sitter est négociable, dans la limite du raisonnable, il ne peut toutefois être inférieur au SMIC, soit 9,43€ brut de l’heure (tarif revalorisé au 1er Janvier 2013). Cependant, il faut préciser que les charges patronales (+10% pour les indemnisations de congés payés, entre autres) viennent s’ajouter, et font ainsi grimper le coût horaire à 12,16€/h. Mais pas de panique, grâce au cheque emploi service, vous bénéficiez d’une réduction fiscale de 45% (depuis le 1er Janvier 2013), calculée sur le total des salaires versés charges comprises (avec tout de même un plafond à 12 000€ par an ou 20 000€ pour les personnes handicapées ou dépendantes). Ne reste donc à votre charge que la somme  de 6,08€, après réduction d’impôts. Enfin, sachez que la CAF prend en charge 50% des cotisations sociales de la baby-sitter.

Tout est une question d’âge

Il est important de rappeler que l’âge minimum légal pour le travail est de 16 ans. Libre à vous d’engager une baby-sitter de moins de 16 ans mais la loi ne l’autorise pas, et les risques encourus sont importants, surtout en cas d’accident ! Sur la question du salaire, l’âge fait une différence. En effet, entre 16 et 17 ans, la baby-sitter ne percevra que 80% du SMIC (7,52€ brut/h soit 5,79€ net), à 17 ans, ce taux s’élève à 90% (8,46€ brut/h soit 6,51€ net). Recruter une baby-sitter mineure est donc avantageux financièrement, mais ce qui prime avant tout autre chose reste la maturité de la personne en question, quelque soit son âge, elle doit être responsable et compétente, il en va de la sécurité de votre enfant. A préciser qu’il est interdit de faire travailler un mineur au delà de 22h, pensez-y !

Heures de présences responsables

Il n’est pas rare que la garde d’un enfant intervienne le soir et se prolonge dans la nuit. On distingue alors les heures de garde effective des heures de présence responsable (lorsque l’enfant dort). Vous devrez prendre cela en compte dans votre négociation car bien souvent, ces heures de présence responsable ne sont rémunérées qu’à 75% d’une heure pleine, soit à 7,07 € brut/h, la responsabilité, la charge de travail et la vigilance étant moindre.

Un tarif global

Sachez en outre que la baby-sitter est en droit de demander la prise en charge de son repas (qui peut lui être prévu), de son transport (vous serez sinon tenu de la raccompagner à son domicile), qu’une demi-heure entamée lui soit réglée comme une heure pleine, ou encore, qu’elle soit dédommagée en cas d’annulation (moins de 2h avant le début de la garde).

Vous êtes maintenant prêt(e) à mener vos négociations en toute connaissance de cause et à chercher une baby-sitter ! Et n’oubliez pas que le bien-être et la sécurité de vos enfants n’ont pas de prix.